Menu du déjeuner servi après la cérémonie religieuse
Le 22 mai 2004, le prince Felipe d’Espagne épousait Letizia Ortiz à Madrid. Après la cérémonie, les nouveaux mariés offrirent à leurs invités un déjeuner au Palais royal.
Selon la tradition royale, qui veut que le repas nuptial soit confié à un chef de la ville dans laquelle se déroule le mariage, les mariés firent appel au « Jockey », l’un des restaurants les plus selects de Madrid. Le Jockey se chargea de l’apéritif et de l’élaboration du menu.
Les mariés exprimèrent le vœux que les plats servis lors du repas de noces représentent les différents terroirs de l’Espagne :
Tarte feuilletée aux fruits de mer sur son lit de légumes
Chapon rôti au thym accompagné de fruits secs
Tarte nuptiale
La réalisation du gâteau fut confiée au pâtissier Francisco Torreblanca. Il rencontra les mariés à deux reprises, pour leur faire choisir les ingrédients qui rentreraient dans la composition du dessert. Quant au montage et à la réalisation, Felipe et Letizia laissèrent carte blanche à Torreblanca, qui décida de créer un gâteau « moderne, fragile et original ». Deux mois de travail furent nécessaires.
Il en résulta une génoise aux amandes recouverte de plusieurs couches de crème aux fruits de la passion, sauce à la framboise et mousse de riz au lait.
La Reine invita les participants au mariage, à l’exception des futurs mariés, à un dîner organisé par Lady Anson au « Mandarin Oriental ». Parmi les invités, Albert de Monaco et sa fiancée Charlène, Mathilde et Philippe de Belgique, Letizia et Felipe d’Espagne. Contrairement aux usages, le plat était à choisir et non pas unique.
Le menu présente de grandes similitudes avec celui du mariage de Charles : même fèves au beurre et fraises en dessert. Le pâtissier David Mc Carfrae créa la tarte nuptiale officielle. Il s’agissait d’un gâteau mesurant deux mètres de haut, orné de fleurs fraiches roses et blanches tombant en cascade.
Gâteau officiel du mariage du Prince Andrew
Le pâtissier lors de la mise en place du gâteau dans le salon bleu de Buckingham Palace
David créa également le gâteau de fiançailles du couple, qu’il alla livrer lui-même à Buckingham Palace.
Classic Celebration Cakes fut encore une fois mis à contribution. Le gâteau fut réalisé selon la technique traditionnelle, avec la décoration du glaçage peint à la main.
L’école de cuisine navale HMS Raleigh créa une tarte composée de 15 ingrédients, dont du rhum et du brandy qui servirent à faire macérer des fruits secs.
Menu du mariage du Prince Charles et de Lady Diana, 29 juillet 1981
A l’issue de la cérémonie religieuse, 120 invités appartenant pour la plupart aux familles royales du monde entier se réunirent à Buckingham Palace pour partager un déjeuner. Au menu, quenelles et suprême de volaille Princesse de Galles, arrosés de Château Latour et de Champagne Krug.
L’orchestre joua différents morceaux, tels « Love Story », « God bless the bride» ou « the Princess of Wales »..
Gâteau officiel du mariage princier
Lors des mariages royaux, il n’y a généralement pas un mais plusieurs gâteaux. Chacun d’entre eux est signé par un grand pâtisser. En tout, 27 cakes furent créés. Ils furent offerts aux invités, mais aussi au personnel. Le gâteau officiel fut crée par l’école de cuisine de la Royal Navy. Il mesurait 5 pieds de haut, soit environ 1,50 mètres.
Deux modèles identiques furent réalisés, afin de pallier un éventuel problème lors du transport. Par bonheur, il n’y en eu pas et le gâteau de réserve fut partagé entre les recrues.
Un autre gâteau fut fourni par les ateliers Classic Celebration Cakes. Un morceau de ce dernier, offert à une femme de ménage fut vendu aux enchères en 2009.
Le gâteau crée par Nicholas Lodge. Il exécuta une réplique de son travail à l’occasion du voyage de Charles et Diana au Japon en 1986. Ce gâteau fut servi au couple princier à Tokyo.
Après la cérémonie religieuse, 120 invités se retrouvèrent au Palais de Buckingham pour partager le déjeuner offert à l’occasion du mariage. Les invités furent répartis sur 12 tables rondes. Un orchestre accompagnait le déjeuner. Au programme, des extraits de West Side story, une polka de Strauss ou encore un extrait de « Porgy and Bess » de Gershwin. Le livret ci-dessus qui fut remis aux invités détaille le programme musical, le menu, le plan de table, la liste des invités.
Le menu était accompagné de vins français : Champagne Clicquot 1943 et château Haut Brion Blanc 1955. Chaque invité trouva également devant son assiette le menu ci-dessus, en carton épais, frappé aux armes de la Reine.
Curieusement, le menu ne mentionne pas la tarte nuptiale. Et pourtant, il y en eu une, et même plusieurs.
Franck Jacobs de l’entreprise J.Lyons, fut chargé de réaliser la tarte officielle. Sa confection prit 5 semaines. La tarte nuptiale mesurait 1m 50 et pesait près de 70 kg. Au centre des panneaux ornés de feuilles de chêne, les décorateurs avaient peint à la main les armes personnelles de la Princesse Margaret ainsi que les initiales des mariés. Partant du sommet, des fleurs exotiques descendaient en cascade.
Diana arrivant à la serpentine Gallery, le 29 juin 1994
Le 29 juin 1994, l’Angleterre attend l’interview du prince Charles par Jonathan Dimbeldy, dans laquelle il avoue l’adultère. Au même moment, la princesse Diana se rendait à une soirée donnée à la Galerie Serpentine à Londres. Vêtue d’une petite robe noire signée Christina Stamboulian, la princesse fit sensation ce soir-là.
Le restaurant de cuisine européenne « Le Caprice » fut chargé de la conception du menu.
Menu
Soupe glacée de tomates accompagnée de bouchées de mozzarelle à l’huile de basilic
Loup de mer grillé au charbon de bois accompagné d’asperges nouvelles d’une poivrade d’artichauts et de girolles
truffe au chocolat blanc et sa sauce au chocolat noir, baies d’été
Le prince et la princesse de Galles effectuèrent une visite de trois jours à Vienne du 14 au 16 avril 1986. Le 15, après un bain de foule, ils assistèrent, à l’invitation du Président Rudolf Kirschchläger, à un dîner de gala et un concert par le British Philarmonic Orchestra. La princesse portait la robe qui avait fait sensation aux Etats-Unis lors du bal à la Maison-Blanche. Les convives, aux nombres desquels se trouvait Kurt Waldheim dégustèrent un menu typiquement autrichien.
La princesse Diana en compagnie d’Hermine Kirschchläger, épouse du Président fédéral.
Menu
PLATS FROIDS
Scampis à la crème d’aneth
Gravlax de saumon à la sauce moutarde
Canard aux choux rouges
Dos de cerf farci aux airelles
Foie gras d’oie en gelée de Madère
Filet Wellington accompagné d’une salade de choux Bruxelles
Rouleau de bœuf aux asperges
Salade de saison
Bouquets de légumes
Fromage
PLATS CHAUDS
Dos de porcelet et sa salade de choux
Filets de poulet rôtis
DESSERT
Tarte aux fraises
Beignets indiens (fourrés à l’abricot et recouverts de chocolat) à la chantilly
Lancé en 1953, le Britannia fut désarmé en 1997. Ce fut un crève-cœur pour la Reine, pour laquelle le Britannia était la seule maison qu’elle avait aménagée avec le prince Philip. Contrairement à une idée très répandue, le Britannia n’était pas destiné à l’usage exclusif de la famille royale. Le Ministère de l’économie l’utilisait souvent pour emmener des délégations britanniques signer des contrats. Tel fut le cas en 1993 à Bombay. Lord Hurd, qui était à l’époque Ministre des Affaires et étrangères et membre de la délégation, se souvient que le fait d’inviter les hommes d’affaires indiens à signer sur le Britannia plutôt que dans un hôtel avait permis de débloquer des contrats en souffrance depuis plusieurs années. La valeur totale des contrats passés se monte à plus d’un milliard de livres sterling.
A l’occasion de la cérémonie à Bombay le 17 novembre 1993, un déjeuner fut servi sur le yacht.
Le dîner d’adieu fut organisé par les descendants des colons britanniques au Waldorf Astoria de New-York. Après le Bénédicité récité par l’évêque de New-York, la Reine et le président de l’association des pèlerins des Etats-Unis portèrent les toasts d’usage ; dans son discours, la Reine félicita ses hôtes pour leur action en faveur des liens d’amitié entre la Grande-Bretagne et les Etats-Unis.
Réception royale à Mansion House, résidence du Lord Maire de Londres
A l’issue d’un voyage dans un pays du Commonwealth, il est d’usage que le Lord Maire de Londres reçoive la Reine dans la résidence londonienne de Mansion House. Le 15 mai 1954, la Reine et le prince Philip revenaient d’un voyage de près de 6 mois qui les avaient mené aux Bermudes, en Jamaïque, à Fidji, à Tonga, en Nouvelle-Zélande, en Australie, aux Iles Cocos, à Ceylan, à Aden, en Uganda, à Malte et à Gibraltar.
Le banquet eut lieu dans la grande salle d’honneur, somptueusement décorée pour l’occasion. L’orchestre interpréta un programme musical terminé par le God Save the Queen. Puis, la Reine et le Lord Maire portèrent les toasts traditionnels. A l’issue desquels le déjeuner fut servi.
Menu
Avocat aux crevettes
Saumon
Sauce hollandaise
Pomme de terre de Jersey
Poulet Saint George
Cœurs de laitue
Asperges du Norfolk
Sauce au beurre fondu
Fraise Melba
Demoiselles d’honneur (sorte de tarte au fromage)
Café
Le 22 février 1956, la Reine et le duc d’Edimbourg, de retour d’un voyage au Nigéria, furent accueillis par le Lord-Maire de Londres pour un déjeuner. La cérémonie se déroula de manière traditionnelle, se terminant par les toasts portés par le Lord Maire et la Reine. Les invités reçurent un livret somptueusement décoré qui détaillait le programme de la réception royale.
Passionnée d'histoire, la Baronne Sophie Manno mène depuis plusieurs années des recherches liées aux familles royales et à la noblesse. Ce blog regroupe des articles illustrés de documents et d'anecdotes, souvent inédits.
Livres de Sophie Manno de Noto
Recto-verso de la couverture du livre "Sainte Marguerite du Vésinet, une église à nulle autre pareille"
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Baptême au Vatican
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