Sissi, Les portraits, ou l'art de la retouche (dernière partie)

Publié le 27 Mai 2013

Les portraits, ou l'art de la retouche (dernière partie)

 

 

A l'époque des fiançailles impériales en 1853, la retouche photographique n'était pas encore née, mais les portraitistes n'en possédaient pas moins de nombreuses cordes à leur arc pour embellir leurs modèles.

 

En 1852, la jeune Elisabeth en Bavière avait posé pour Alois Löcherer. La princesse n'y apparait pas à son avantage : sa mine boudeuse semble exprimer tout l'ennui que cette séance de pose lui procure.

Elisabeth en Bavière photographiée en 1852 par Aloïs Löcherer

Elisabeth en Bavière photographiée en 1852 par Aloïs Löcherer

A l'époque, pour diffuser une photographie, on a recours à un procédé de gravure nommé lithographie. Löcherer va pleinement l'exploiter, en embellissant son modèle : le visage aminci, les yeux sont plus vifs et surtout, la lippe boudeuse a été transformée en un sourire doux et retenu, comme il sied à une future impératrice. Même la position des mains a été modifiée, et une rose s'est glissée entre les doigts d'Elisabeth.

 

Le résultat est surprenant, d'autant plus que Löcherer a nimbé la future impératrice d'une sorte de halo. Malgré les efforts de l'artiste, l'Empereur n'apprécia guère ce portrait ; cependant, il ne demanda pas, comme il l'avait fait pour Edouard Kaisier, de modifications et accepta sa diffusion sur tout le territoire de l'Empire.

Deuxième étape de la retouche

Deuxième étape de la retouche

Portrait définitif

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Rédigé par Sophie Manno de Noto

Publié dans #Sissi : livre "mariage impérial à la Cour d'Autriche", #Sissi : histoire

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