Publié le 29 Mars 2013

Les carnets autrichiens (2e partie)

 

Le carnet sur Vienne

 

Le mot "Vienne" évoque presque automatiquement au plus grand nombre la roue du Prater ou encore la cathédrale Saint-Etienne, Strauss et Sissi.

Ces lieux et personnages ont été rassemblés dans un carnet mélangeant entiers postaux et timbres. L'impératrice Elisabeth est honorée au moyen d'un timbre et d'une page qui lui est dédiée. Elle y apparaît en Reine couronnée de Hongrie, peinte par Raab.

 

couverture du carnet Vienne, ville de rêve

couverture du carnet Vienne, ville de rêve

Les 8 timbres contenus dans le carnet

Les 8 timbres contenus dans le carnet

Portrait de la "légendaire impératrice Elisabeth"

Portrait de la "légendaire impératrice Elisabeth"

Le carnet "Sissi, légende et vérité"

 

La poste autrichienne a dédié un carnet entier à Elisabeth. Les 8 timbres contenus à l'intérieur représentent des portraits de l'impératrice à tous les âges. 11 chapitres racontent en image la vie de la souveraine, de son enfance heureuse en Bavière, en passant par son mariage de conte de fée jusqu'à sa fin tragique et la formation de sa légende. L'abondante iconographie qui l'illustre nous emmène à travers toute l'Europe sur les traces d'une souveraine exceptionnelle.

 

C'est la pièce philatélique la plus complète sur l'Impératrice qui existe à ce jour.

(à suivre)

 

 

 

 

couverture du carnet, Sissi peinte par Winterhalter

couverture du carnet, Sissi peinte par Winterhalter

8 timbres représentant les portraits les plus connus de l'impératrice

8 timbres représentant les portraits les plus connus de l'impératrice

Intérieur du carnet : promenade en barque à Possenhofen. François-Joszph, alors fiancé d'Elisabeth , rame tandis que le Duc Max, père de la future impératrice, joue de la cithare.

Intérieur du carnet : promenade en barque à Possenhofen. François-Joszph, alors fiancé d'Elisabeth , rame tandis que le Duc Max, père de la future impératrice, joue de la cithare.

Portrait d'Elisabeth, auteur inconnu

Portrait d'Elisabeth, auteur inconnu

Rédigé par Sophie Manno de Noto

Publié dans #Sissi : philatélie

Publié le 28 Mars 2013

2) Les carnets autrichiens (1ere partie)

 

La poste d'Autriche émet depuis plusieurs années des carnets ; ils contiennent plusieurs timbres, ainsi que des pages illustrées.

 

Le carnet "carrosses en Autriche" a pour couverture le carrosse du couronnement, utilisé par Sissi autre autres.

 

 

Couverture du carnet

Couverture du carnet

Intérieur du carnet : Promenade en voiture découverte pour Sissi et François-Jospeh à Bad Ischl, août 1953

Intérieur du carnet : Promenade en voiture découverte pour Sissi et François-Jospeh à Bad Ischl, août 1953

Une double page du carnet est consacrée au carrosse dit de Napoléon. Il fut utilisé par Sissi lors de son entrée officielle à Vienne en avril 1854.

vue d'ensemble et détail du carrosse de Napoléon. L'Empereur l'utilisa le 26 mai 1805 lors de son couronnement à Milan. Aprèsa sa victoire sur Napoleon, François 1er ramena le carrosse à Vienne où il fut adapté (changement de couronnes et d'armoiries)
vue d'ensemble et détail du carrosse de Napoléon. L'Empereur l'utilisa le 26 mai 1805 lors de son couronnement à Milan. Aprèsa sa victoire sur Napoleon, François 1er ramena le carrosse à Vienne où il fut adapté (changement de couronnes et d'armoiries)

vue d'ensemble et détail du carrosse de Napoléon. L'Empereur l'utilisa le 26 mai 1805 lors de son couronnement à Milan. Aprèsa sa victoire sur Napoleon, François 1er ramena le carrosse à Vienne où il fut adapté (changement de couronnes et d'armoiries)

planche de 8 timbres contenue dans le carnet. En haut à gauche, le carrosse du couronnement ; en haut à droite le carrosse de Napoléon ; en bas à droite le carrosse servant à transporter les dépouilles des membres de la famille impériale

planche de 8 timbres contenue dans le carnet. En haut à gauche, le carrosse du couronnement ; en haut à droite le carrosse de Napoléon ; en bas à droite le carrosse servant à transporter les dépouilles des membres de la famille impériale

Tous ces véhicules sont exposés dans le Musée de la Wagenburg à Vienne, derrière le château de Schönbrünn.

 

Le carnet "Empereurs, empire, Habsbourg" retrace l'histoire de la famille impériale. Une page spéciale est consacrée à Elisabeth. La souveraine y est représentée en costume du couronnement à Budapest.

couverture du carnet : empereur Rodolphe, Impératrice Marie-Thérèse, Empereur François-Joseph. A droite, page consacrée à Sissicouverture du carnet : empereur Rodolphe, Impératrice Marie-Thérèse, Empereur François-Joseph. A droite, page consacrée à Sissi

couverture du carnet : empereur Rodolphe, Impératrice Marie-Thérèse, Empereur François-Joseph. A droite, page consacrée à Sissi

Le carnet "résidence des Habsbourg". Grande voyageuse et éprouvant des difficultés à se fixer, Elisabeth posséda ou utilisa un grand nombre de résidences au cours de sa vie.

couverture du carnet : La Hofburg, résidence d'hiver de la famille impériale (Vienne).

couverture du carnet : La Hofburg, résidence d'hiver de la famille impériale (Vienne).

La poste autrichienne choisit de représenter parmi elles la villa Hermes. L'Empereur l'offrit à son épouse, peut-être dans l'espoir que celle-ci passe un peu plus de temps avec lui à Vienne. Elisabeth détestait les grands palais impériaux, mais apprécia la Villa. Le couple y séjournait chaque année au printemps, de quelques jours à quelques semaines.

 

(à suivre...)

Intérieur du carnet : la Hermes villa, cadeau de François-Joseph à son épouse.

Intérieur du carnet : la Hermes villa, cadeau de François-Joseph à son épouse.

Rédigé par Sophie Manno de Noto

Publié dans #Sissi : philatélie

Publié le 26 Mars 2013

Contrairement à François-Joseph ou à Zita, Sissi n'a pas été timbrifiée de son vivant. Par contre, les émissions philatéliques de toutes sortes ont fleuri après sa mort, et il ne se passe pas une année sans que de nouvelles pièces viennent enrichir les collections des fans de l'impératrice.

 

1) L'émission grecque des années 20

 

Eternelle voyageuse, Sissi s'est fixé un temps dans la très belle île de Corfou. Sur les hauteurs de Gastouri, elle fit construire un palais, qu'elle nomma Achilleion, en hommage à son héros grec préféré. Après la mort de Sissi, l'Empereur Guillaume II racheta le palais, qui fut ensuite nationalisé par la Grèce au titre de dommages de guerre. Il abrita successivement un hopital, une école, un casino avant d'être transformé en musée dans les années 90. Même si une grande partie de ses collections ont été déplacées, la visite permet de pénétrer dans l'univers intime de Sissi.

 

Dans les années 1920, la Grèce émit une série d'entiers postaux timbrés sur commande consacrés au palais. Par ce terme, on désigne une carte illustrée, sur laquelle les autorités postales impriment un timbre au verso, généralement au tarif intérieur.

 

Photos de jardin et de l'extérieur

 

Le péristyle vu sous deux angles différents

Le péristyle vu sous deux angles différents

Elisabeth d'Autriche vues à travers les timbres (partie 1)
Le seul entier postal émis en couleurs

Le seul entier postal émis en couleurs

Vue aérienne du bâtiment

Vue aérienne du bâtiment

Elisabeth d'Autriche vues à travers les timbres (partie 1)
Elisabeth d'Autriche vues à travers les timbres (partie 1)
Elisabeth d'Autriche vues à travers les timbres (partie 1)
Elisabeth d'Autriche vues à travers les timbres (partie 1)

Quelques entiers, beaucoup plus rares, représentant l'intérieur du palais.

Elisabeth d'Autriche vues à travers les timbres (partie 1)
Catholique pratiquante, Elisabeth se faisait construire systématiquement une chapelle dans toutes ses résidences

Catholique pratiquante, Elisabeth se faisait construire systématiquement une chapelle dans toutes ses résidences

(à suivre…)

Rédigé par Sophie Manno de Noto

Publié dans #Sissi : philatélie

Publié le 4 Mars 2013

Laissons la parole à l'Archiduchesse Sophie pour nous relater la première rencontre de Sissi et François-Joseph: "Mon fils Karl-Ludwig qui est un bon observateur m'a dit qu'à la seconde où l'Empereur a posé ses yeux sur Sissi, son visage s'est illuminé, à tel point que l'on ne pouvait plus avoir de doute sur qui allait porter son choix". Nous sommes le 16 aout 1853.

Le lendemain, un grand bal est donné à Bad Ischl en l'honneur de l'anniversaire de l'Empereur. Hélène est resplendissante dans sa robe de soie blanche, ses cheveux ornés de myrrhe. Elisabeth porte une robe rose toute simple, et ses cheveux sont retenus par un peigne. Hélène est assise à la droite de l'Empereur, ce qui la désigne comme fiancée. Mais le coup de foudre de François-Joseph pour Elisabeth n'est déjà plus un secret. En somme, le suspense règne : qui des deux soeurs sera impératrice ?

une scène célèbre du film Sissi : Héléne, dépitée, joint les mains après avoir fait le geste de prendre la corbeille de roses rouges, qui était en réalité destinée à Elisabeth

une scène célèbre du film Sissi : Héléne, dépitée, joint les mains après avoir fait le geste de prendre la corbeille de roses rouges, qui était en réalité destinée à Elisabeth

Le "cotillon", dernière danse d'un bal autrichien, va leur apporter la réponse. La tradition veut que le cavalier offre lors de cette danse, un bouquet de fleurs à une jeune fille qui n'est pas sa cavalière. L'Empereur, qui dansait avec Elisabeth, lui a offert des fleurs. En dérogeant ainsi aux usages viennois, il affirmait son choix aux yeux de tous. 

La scène dans le film de Marischka est donc inexacte dans les détails, mais exacte sur le fond : François-Joseph a, de par une entorse aux usages viennois, annoncé à l'asssistance présente à sa soirée d'anniversaire qu'il allait épouser Sissi. Etonnant de la part d'un homme si attaché au protocole et clin d'oeil du destin, quand on sait qu'Elisabeth passera sa vie à fuir le protocole ! Cet incident est parvenu jusqu'à nous grâce au récit du baron de Bourqueney, qui était ambassadeur de France en Autriche.

Tableau de Dubufe, représentant le congrès de Paris qui mit fin à la guerre de Crimée. Le Baron de Bourqueney, debout avec la main posée sur un accoudoir, était signataire pour la France.

Tableau de Dubufe, représentant le congrès de Paris qui mit fin à la guerre de Crimée. Le Baron de Bourqueney, debout avec la main posée sur un accoudoir, était signataire pour la France.