Sissi : coup de foudre à Bad Ischl

Publié le 4 Mars 2013

Laissons la parole à l'Archiduchesse Sophie pour nous relater la première rencontre de Sissi et François-Joseph: "Mon fils Karl-Ludwig qui est un bon observateur m'a dit qu'à la seconde où l'Empereur a posé ses yeux sur Sissi, son visage s'est illuminé, à tel point que l'on ne pouvait plus avoir de doute sur qui allait porter son choix". Nous sommes le 16 aout 1853.

Le lendemain, un grand bal est donné à Bad Ischl en l'honneur de l'anniversaire de l'Empereur. Hélène est resplendissante dans sa robe de soie blanche, ses cheveux ornés de myrrhe. Elisabeth porte une robe rose toute simple, et ses cheveux sont retenus par un peigne. Hélène est assise à la droite de l'Empereur, ce qui la désigne comme fiancée. Mais le coup de foudre de François-Joseph pour Elisabeth n'est déjà plus un secret. En somme, le suspense règne : qui des deux soeurs sera impératrice ?

une scène célèbre du film Sissi : Héléne, dépitée, joint les mains après avoir fait le geste de prendre la corbeille de roses rouges, qui était en réalité destinée à Elisabeth

une scène célèbre du film Sissi : Héléne, dépitée, joint les mains après avoir fait le geste de prendre la corbeille de roses rouges, qui était en réalité destinée à Elisabeth

Le "cotillon", dernière danse d'un bal autrichien, va leur apporter la réponse. La tradition veut que le cavalier offre lors de cette danse, un bouquet de fleurs à une jeune fille qui n'est pas sa cavalière. L'Empereur, qui dansait avec Elisabeth, lui a offert des fleurs. En dérogeant ainsi aux usages viennois, il affirmait son choix aux yeux de tous. 

La scène dans le film de Marischka est donc inexacte dans les détails, mais exacte sur le fond : François-Joseph a, de par une entorse aux usages viennois, annoncé à l'asssistance présente à sa soirée d'anniversaire qu'il allait épouser Sissi. Etonnant de la part d'un homme si attaché au protocole et clin d'oeil du destin, quand on sait qu'Elisabeth passera sa vie à fuir le protocole ! Cet incident est parvenu jusqu'à nous grâce au récit du baron de Bourqueney, qui était ambassadeur de France en Autriche.

Tableau de Dubufe, représentant le congrès de Paris qui mit fin à la guerre de Crimée. Le Baron de Bourqueney, debout avec la main posée sur un accoudoir, était signataire pour la France.

Tableau de Dubufe, représentant le congrès de Paris qui mit fin à la guerre de Crimée. Le Baron de Bourqueney, debout avec la main posée sur un accoudoir, était signataire pour la France.

Rédigé par Sophie Manno de Noto

Publié dans #sissi : mariage a la cour d'autriche

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